Pour une personne qui ne peut plus se rendre dans une salle de concert, l’accès à la culture ne devrait pas s’arrêter au seuil de son lieu de vie. C’est le point de départ de Virtual Hall® : employer l’immersion pour rapprocher une performance de celles et ceux qui en sont éloignés. Cette démarche s’inscrit dans la signature de Cybel’Art, We Humanize Digital., et dans sa réflexion sur les technologies AR et VR.

Une place parmi les musiciens

Avec un casque, une résidente d’EMS peut se retrouver au Victoria Hall de Genève, au cœur de l’Orchestre de la Suisse Romande (OSR), pendant l’interprétation de la Symphonie n° 3 « Héroïque » de Beethoven. Au lieu de regarder un concert depuis un écran fixe, elle peut orienter son regard entre plusieurs points de vue et suivre les musiciens pendant un parcours d’environ trente minutes.

Les ateliers organisés dans plusieurs EMS autour du Léman en 2026 ont réuni plus de 500 personnes. Des médiateurs culturels accompagnent la prise en main des casques afin que l’expérience reste un temps de découverte partagé, et non un simple dispositif technique. Les crédits de Virtual Hall® associent Cybel’Art, la Fondation de l’OSR et Real Illusions.

Une captation pensée pour l’immersion

Le concert repose sur une captation des musiciens de l’OSR au Victoria Hall : six caméras à 360 degrés et 28 microphones ont été mobilisés, avec un logiciel sur mesure développé par Cybel’Art. Dans le casque, le changement de direction du regard modifie le point de vue et l’écoute suit ce mouvement. L’enjeu n’est pas de générer des interprètes artificiels, mais de proposer une autre manière d’aborder une performance réellement jouée. Cette attention portée à la présence des artistes rejoint les recherches de Cybel’Art autour d’icologram®.

Compléter le concert, sans le remplacer

Virtual Hall® n’a pas vocation à remplacer une salle, la rencontre avec des artistes ou la vie culturelle hors des établissements. L’expérience peut au contraire donner un premier point d’entrée à celles et ceux qui en sont empêchés, tout en laissant intacte la valeur du concert en public. Elle ne constitue pas une promesse de résultat sur l’isolement, la santé ou la mémoire : sa proposition est culturelle et sensorielle.

Le projet ouvre également des perspectives annoncées avec les Hôpitaux universitaires de Genève et la Bibliothèque de la Cité, où une mise à disposition de casques au public a été évoquée. Il s’agit d’une orientation annoncée, distincte des ateliers en EMS déjà menés en 2026. À travers ce travail et d’autres projets présentés dans le portfolio, Cybel’Art explore des usages numériques qui élargissent les possibilités d’accès sans effacer l’expérience humaine.

Adaptation éditoriale de l’article de Pierluigi Christophe Orunesu, publié sur Substack le 7 juillet 2026. Lire l’article d’origine sur Substack