Face aux avatars synthétiques, aux deepfakes et aux outils génératifs, une exigence demeure : ne pas perdre la présence humaine derrière l’image. Pour Cybel’Art, la technologie trouve son sens lorsqu’elle accompagne la rencontre avec un artiste réel, au lieu de tenter de la remplacer. C’est le fil de la signature We Humanize Digital. et de notre approche d’agence aux opportunités augmentées.

Conserver le geste, sans en simuler l’auteur

Conçu en 2019, le protocole icologram® associe capture volumétrique, réalité augmentée et diffusion pour donner une forme numérique à la présence d’une personne réelle. L’intention n’est pas de fabriquer une interprétation générée, mais de travailler à partir d’un geste, d’une expression et d’une performance captés auprès de l’artiste. Une trace numérique ne devient pas pour autant un substitut à la personne ni à son contexte de création.

Les projets liés à Philippe Entremont, Henri Dès et John Howe illustrent des pratiques et des publics différents. Ils posent la même question : comment prolonger une œuvre ou une interprétation dans des médias immersifs sans effacer l’auteur qui lui donne sa portée ? L’univers icologram® présente cette recherche au croisement de l’art, de la volumétrie et de la réalité augmentée.

Une scène immersive au service des interprètes

Virtual Hall® transpose cette attention vers le concert symphonique. Les premiers essais publics réalisés avec l’Orchestre de la Suisse Romande (OSR) remontent à janvier 2025 ; sa présentation en EMS relève de 2026. Les crédits du projet doivent être conservés : l’Orchestre de la Suisse Romande (OSR) et Real Illusions.

L’expérience immersive rend compte d’une interprétation orchestrale et de l’espace qui l’entoure ; elle ne vise pas à lui substituer un avatar. Ce qui existe ici est une expérience de concert immersive. La vision annoncée est d’explorer de nouvelles manières de rapprocher le public d’une performance musicale, sans en déduire une disponibilité universelle ni une promesse sur ce que le virtuel peut remplacer. D’autres réalisations sont à découvrir dans le portfolio.

Des outils numériques, des responsabilités humaines

Dans ses mentions actuelles, le volet .icolo est désigné sous le nom de .icolo SA. Il réunit notamment icologram®, icolocard® et icolocoin® autour d’une orientation : réfléchir aux droits et à la valorisation de contenus holographiques. Cette orientation ne garantit pas à elle seule le contrôle, la rémunération ou la pérennité d’une présence numérique ; elle appelle au contraire des choix clairs de la part des créateurs et de leurs partenaires.

Humaniser le numérique ne consiste donc pas à refuser les technologies émergentes. Il s’agit de décider à quel moment elles soutiennent une œuvre, une relation et une interprétation, et à quel moment elles risquent de les réduire à une apparence.

Adaptation éditoriale de l’article de Pierluigi Christophe Orunesu, publié sur Substack le 30 juin 2026. Lire l’article d’origine sur Substack