En 2025, la cathédrale de Lausanne a célébré ses 750 ans. Pour cette occasion, la Neuvième Symphonie de Beethoven y a été interprétée dans une mise en lumière conçue par Renato Häusler : des milliers de bougies ont accompagné l’orchestre et les voix. Une telle soirée est par nature éphémère. Le projet de Cybel’Art consistait à en conserver une trace qui ne réduise pas l’architecture, les musiciens et l’espace sonore à un simple point de vue frontal.

Documenter un lieu et une interprétation

La captation a associé vidéo immersive à 360 degrés et traitement audiovisuel synchronisé. L’objectif n’était pas de recréer le concert avec des avatars, mais de donner une forme numérique à une interprétation réelle, dans le volume de la cathédrale. Cette démarche rejoint les réalisations de Cybel’Art, où les technologies immersives sont pensées comme un prolongement de situations, de lieux et de présences existants.

Le projet a été mené avec l’Orchestre de la Suisse Romande (OSR) autour de Virtual Hall®, présenté comme la salle de concert virtuelle de l’orchestre. Pour cette production, Virtual Hall® sert de cadre à une expérience immersive issue d’un événement effectivement capté ; il ne faut pas la confondre avec la vision plus large d’un accès renouvelé au patrimoine et aux arts vivants.

Préserver la présence des artistes

La composante volumétrique repose sur le protocole icologram®. Il vise à enregistrer les artistes présents en trois dimensions afin de restituer leur présence dans un environnement numérique, plutôt que de générer leurs gestes de toutes pièces. Les crédits de production mentionnent studio effigie pour la captation et gracia.ai pour le traitement lié au protocole icologram® Gaussian 4D.

Cette approche ne prétend pas remplacer l’expérience d’un concert dans la cathédrale. Elle cherche à en transmettre des éléments — la disposition des interprètes, la profondeur du lieu, la lumière et l’intensité d’un moment collectif — sous une autre forme. C’est dans cet équilibre entre création artistique et outils numériques que s’inscrit la signature de Cybel’Art : We Humanize Digital.

Une trace pour le patrimoine vivant

La mise en lumière de Renato Häusler a fait de l’édifice un espace de scène mouvant, tandis que la partition de Beethoven réunissait orchestre, chœur et public. La documentation immersive ne fige pas cette rencontre : elle organise les conditions pour l’aborder à nouveau, en tenant compte de son contexte spatial.

La diffusion via l’application Real Illusions faisait partie du dispositif présenté pour le projet. Cette mention décrit son cadre de consultation envisagé ; elle ne constitue pas une annonce de disponibilité actuelle. À travers Virtual Hall®, l’OSR et Cybel’Art explorent ainsi une manière de faire dialoguer le patrimoine architectural, la musique jouée et les marques et technologies de Cybel’Art, sans dissocier l’innovation de la réalité humaine qui lui donne sens.

Adaptation éditoriale de l’article de Pierluigi Christophe Orunesu, publié sur Substack le 13 juillet 2026. Lire l’article d’origine sur Substack