Le Gaussian Splatting propose de représenter un sujet dans l’espace. Au lieu de limiter l’expérience au point de vue d’une caméra, cette technique de rendu aide à reconstruire une scène depuis plusieurs angles. Elle éclaire les recherches de Cybel’Art autour d’expériences numériques plus spatiales, au sein de ses solutions augmentées.

Du cadre vidéo à un volume à explorer

Une vidéo classique enregistre une vue plane : même en 360°, le regard reste organisé autour de la perspective prévue lors de la prise. La capture volumétrique cherche plutôt à conserver des informations de position et d’apparence dans les trois dimensions. L’enjeu n’est plus seulement de regarder une image, mais d’explorer une représentation spatiale.

La photogrammétrie est depuis longtemps une voie majeure pour créer des modèles 3D à partir de nombreuses photographies. Les mouvements, les cheveux, les tissus ou les surfaces réfléchissantes compliquent toutefois la production d’un maillage propre et son affichage en temps réel.

Des « splats » plutôt que des polygones rigides

Le Gaussian Splatting ne décrit pas une scène au moyen d’une surface de polygones unique. Il l’assemble à partir d’un très grand nombre de primitives souples et semi-transparentes, les gaussiennes. Chacune porte notamment une position, une taille, une orientation, une couleur et une opacité. Pour un angle donné, le moteur combine ces éléments superposés afin de former l’image.

Cette approche peut restituer des détails difficiles à simplifier dans un maillage, tels que des mèches de cheveux, l’éclat d’un instrument ou le grain d’un textile. Elle peut aussi rendre l’exploration plus réactive lorsque les conditions techniques le permettent. Elle ne garantit ni un résultat identique sur tout appareil, ni la fidélité d’une captation.

L’icologram® : une captation, pas un avatar inventé

Dans le protocole icologram®, Cybel’Art présente cette logique de rendu comme un moyen de découvrir la présence d’un artiste capté en volume. Le projet distingue ainsi l’enregistrement d’un interprète d’un avatar généré de toutes pièces. Philippe Entremont a été capté à La Chaux-de-Fonds à la mi-novembre 2019 ; Henri Dès a été capté à Grenoble les 2 et 3 novembre 2021.

La signature de Cybel’Art, « We Humanize Digital. », donne ce cap : mettre la technique au service d’une présence artistique, sans confondre captation et personne numérisée. Le Gaussian Splatting est un procédé de représentation et de rendu ; il ne certifie pas seul l’origine, l’intégrité ou le contexte d’un contenu. Ces éléments exigent une documentation distincte.

Des modes de découverte à situer

La source associe l’exploration en réalité augmentée à Real Illusions et l’expérience en réalité virtuelle à Virtual Hall®. Les premiers essais publics de Virtual Hall® avec l’OSR sont documentés en janvier 2025. Ces références décrivent des pistes et réalisations présentées par Cybel’Art, sans annoncer une disponibilité universelle ni de nouvelles fonctions. Pour les situer dans l’écosystème de la marque, consultez les marques de Cybel’Art.

L’intérêt du Gaussian Splatting ne tient donc pas à une promesse magique : il offre un langage visuel pour approcher des performances et des objets avec davantage de profondeur, dont le sens dépend aussi de l’œuvre et de son contexte.

Adaptation éditoriale de l’article de Pierluigi Christophe Orunesu, publié sur Substack le 1 août 2026. Lire l’article d’origine sur Substack