Préserver ce qui rend une présence humaine reconnaissable devient un enjeu culturel à mesure que les contenus synthétiques se multiplient. Lancé en 2019, le protocole icologram® est présenté comme une manière d’enregistrer des artistes, des historiens ou des témoins réels en trois dimensions, afin de mieux transmettre leurs gestes, leurs expressions et leur savoir-faire.
Du musée d’observation à une rencontre située
Dans un musée, l’objet exposé et son cartel ne suffisent pas toujours à restituer le contexte d’une pratique. La captation volumétrique et le Gaussian Splatting peuvent proposer une autre médiation : une personne enregistrée à l’échelle humaine, visible à 360 degrés. Il ne s’agit pas d’assimiler cette représentation à un avatar généré, ni de lui attribuer une authenticité automatique : le procédé de rendu ne constitue pas à lui seul une certification. Son intérêt réside plutôt dans la possibilité de documenter une intervention humaine et de la replacer dans une expérience de visite.
L’expérience Virtual Hall® avec l’Orchestre de la Suisse Romande (OSR) illustre cette orientation. Ses premiers essais publics remontent à janvier 2025 ; l’expérience présentée publiquement à Verbier date de juillet 2026. Ces repères concernent les réalisations évoquées et non la date de publication de cet article, le 4 août 2026.
Apprendre en observant sous plusieurs angles
En éducation, une présence captée peut compléter le cours et la vidéo plane sans effacer le rôle de l’enseignant. L’exemple de Philippe Entremont sert à imaginer un élève observant le jeu, la posture ou le placement des doigts depuis plusieurs points de vue, via un casque AR ou un téléphone. Sa captation à La Chaux-de-Fonds a eu lieu à la mi-novembre 2019 ; cet exemple ne vaut pas promesse de disponibilité générale. L’objectif est de rapprocher la connaissance théorique de l’observation pratique, dans une médiation qui reste centrée sur une personne réelle.
Un écosystème présenté par étapes
L’article associe cette démarche à trois composantes : icologram® pour la captation, icolocard® comme clé d’accès sécurisée, et icolocoin® comme mécanisme de valeur envisagé pour créateurs et institutions. La présentation des marques icologram®, icolocard® et icolocoin® permet de situer ces noms, mais les fonctions de vérification et d’économie durable décrites dans la source doivent être comprises comme des objectifs du dispositif, non comme des garanties.
Une feuille de route, pas une disponibilité générale
Pour 2027 et au-delà, le texte annonce l’ambition de développer des partenariats avec des institutions culturelles, éducatives et technologiques. La vision est celle d’un patrimoine moins plat, plus immersif et plus humain. Elle reste distincte des expériences déjà citées et ne permet pas d’annoncer un standard adopté par les musées ou les écoles. Les approches AR/VR de l’agence donnent un contexte complémentaire à cette trajectoire.
Adaptation éditoriale de l’article de Pierluigi Christophe Orunesu, publié sur Substack le 4 août 2026. Lire l’article d’origine sur Substack