L’illustration n’a jamais été immobile dans l’imaginaire de John Howe. À la Tour du Fantastique de Neuchâtel, ses dessins, ses cartes et ses créatures ouvrent déjà des mondes. Dans l’entretien publié en 2026, l’artiste envisage la réalité augmentée non comme une rupture avec ce travail, mais comme un moyen supplémentaire de faire voyager le regard.

Prolonger l’illusion

John Howe rapproche la réalité augmentée de son métier, même si son geste reste profondément traditionnel. Son travail d’illustrateur consiste depuis longtemps à suggérer une profondeur, un mouvement ou presque un son sur une surface fixe. Une couche numérique peut alors étendre cette recherche : non pas remplacer le dessin, mais donner au visiteur une autre porte d’entrée dans l’univers qu’il construit.

Cette idée rejoint l’approche de Cybel’Art : rendre le numérique plus proche, plus compréhensible et plus incarné. La réalité augmentée et la réalité virtuelle y sont des médiums au service d’une rencontre avec une œuvre, un lieu et celles et ceux qui les découvrent.

Une expérience décrite comme active

L’article original explique qu’à la Tour du Fantastique, des visiteurs peuvent scanner des QR codes pour accéder à des couches cachées dans les illustrations de John Howe. C’est le dispositif opérationnel présenté dans ce récit de 2026 : une image fixe ouvre un parcours de découverte à l’écran. La médiation ne prétend pas épuiser l’œuvre ; elle propose une façon de s’en approcher et de la manipuler personnellement.

Le propos de l’artiste rappelle aussi une limite féconde. Lorsqu’il prend un crayon, une forme de silence s’installe dans l’atelier. L’attention portée au geste, au temps du dessin et à la présence de l’artiste demeure. La technologie peut accompagner cette attention ; elle ne la remplace pas.

Des pistes annoncées, pas des disponibilités

L’échange évoque ensuite plusieurs idées pour la Tour du Fantastique : un dragon en réalité augmentée au sommet de la tour, des peintures enrichies, un hologramme d’accueil de John Howe et une mini-tour dotée de fonctions de réalité augmentée. Elles relèvent de la vision exprimée dans l’article, et non d’une annonce de produits ou d’expériences actuellement disponibles.

Cette distinction est essentielle : le projet décrit une direction créative, celle d’un récit qui pourrait gagner du mouvement, du son et de nouvelles perspectives, sans confondre ces intentions avec une livraison confirmée. Les réalisations de Cybel’Art donnent un aperçu du champ de création dans lequel cette conversation prend place.

La publication d’origine présente Cybel’Art comme partenaire certifié de Real Illusions. Cette mention est conservée comme crédit de l’article de 2026. Au-delà des outils, l’intérêt de cet échange tient à une idée simple : une technologie a davantage de sens lorsqu’elle permet de toucher, d’explorer et de rêver à partir d’un travail humain.

Adaptation éditoriale de l’article de Pierluigi Christophe Orunesu, publié sur Substack le 4 février 2026. Lire l’article d’origine sur Substack