Créer une présence volumétrique dans un espace quotidien ne relève pas seulement d’un choix visuel. Pour le protocole icologram®, Cybel’Art privilégie la réalité augmentée native plutôt que le WebAR et s’appuie depuis plusieurs années sur Real Illusions. Le parti pris est de rechercher une expérience plus stable et plus riche, sans présenter la technologie comme une promesse sans limites.

Choisir la RA native plutôt que le compromis du navigateur

Le WebAR a un avantage évident : l’expérience peut démarrer dans un navigateur, sans télécharger d’application. Cette simplicité peut toutefois restreindre l’accès aux ressources de traitement, à la mémoire et à certaines capacités de la caméra. Selon le contenu et l’appareil, ces contraintes peuvent peser sur la taille des assets volumétriques, la définition ou le suivi spatial.

Lorsque Cybel’Art a envisagé de faire entrer les performances de Philippe Entremont et d’Henri Dès dans l’espace du public, le choix d’une application native s’est donc imposé comme une voie cohérente avec l’ambition de la démarche AR et VR de l’agence. Une application peut s’appuyer plus directement sur les fonctions de réalité augmentée du téléphone et gérer des contenus plus exigeants.

Real Illusions, un moteur et une collaboration de long terme

La collaboration avec Real Illusions repose sur une licence professionnelle en place depuis plusieurs années. Dans l’application icologram®, ce moteur natif permet d’exploiter, selon l’appareil, les cadres ARKit d’Apple ou ARCore de Google. Après lecture d’un marqueur, notamment d’une icolocard®, la scène peut être ancrée dans l’environnement et observée sous différents angles.

Les contenus d’artistes sont présentés comme des captations volumétriques, et non comme des interprètes artificiellement générés. Cette distinction ne vaut pas affirmation sur chaque étape de la chaîne de production. Le rendu de données volumineuses peut aussi recourir à des approches telles que le Gaussian Splatting ; il s’agit d’une technique de représentation et de rendu, non d’une preuve d’authenticité. L’environnement natif vise également une synchronisation étroite entre vidéo volumétrique et audio spatial.

Un produit opérationnel, et une architecture plus large annoncée

Côté produit, l’application icologram® constitue la porte d’entrée AR : elle associe la lecture d’un support physique à l’affichage d’un contenu dans l’espace. L’icologram® et l’icolocard® donnent ainsi une forme tangible à l’interaction.

L’écosystème .icolo est, lui, décrit comme une architecture plus large appelée à relier ces interactions à des services d’accès et de gestion des droits d’artistes. Cette vision annoncée ne signifie pas que chaque fonction future soit aujourd’hui disponible. Pour situer cet environnement, voir la présentation de .icolo SA.

La RA d’abord, la VR comme initiative distincte

Le Virtual Hall® relève d’une démarche de réalité virtuelle distincte, créée en collaboration avec l’Orchestre de la Suisse Romande. Il ne doit pas être confondu avec l’application de RA native décrite ici. Dans ce cadre précis, le choix de Real Illusions vise surtout à faire tenir ensemble exigence technique, présence artistique et simplicité d’usage.

Adaptation éditoriale de l’article de Pierluigi Christophe Orunesu, publié sur Substack le 21 juillet 2026. Lire l’article d’origine sur Substack